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    Le BYOD peut-il être freiné ?

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    Le BYOD (Bring Your Own Device), soit la possibilité pour l’employé d’utiliser dans le cadre de ses activités professionnelles son propre appareil, n’est pas une option. Si les chiffres en France montrent une adoption graduelle, elle semble toutefois inévitable. La pression de l’usage surmonte les barrières de la DSI.

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    « Il s’est vendu près de 1,8 milliard de téléphones mobiles en 2011 dans un marché que l’on considère pourtant comme pratiquement saturé, dont 31% de smartphones soit 472 millions d’unités. »

    Cité dans le livre blanc de Microsoft « Bring Your Own Device (BYOD) : Vision sécurité et approche de solutions » (mars 2013 – Jean-Yves Grasset), ce chiffre du Gartner donne un aperçu de la taille du marché mobile, et de son impact sur les pratiques professionnelles classiques en matière d’IT.

    Surtout que Forrester précise que plus de la moitié des professionnels ont aujourd’hui une utilisation mixte, professionnelle et personnelle, de leur terminal d’entreprise. Et selon IDG, 70% des employés accèdent au réseau de leur société via leur terminal personnel.

    Des DSI frileuses

    Reste que les RSSI se montrent souvent frileux à l’idée de laisser pénétrer dans le SI des systèmes dont une portion échappe au contrôle en amont de la DSI. Surtout en France.

    Selon une étude de Cisco de 2012, l’hexagone affiche en effet le taux d’adoption du BYOD le plus faible, avec 52% de salariés utilisant leurs terminaux personnels au travail (pour une proportion de 42% de smartphones et de 38% d’ordinateurs portables personnels). En cause notamment, l’interdiction pure et simple du BYOD par 51% d’entreprises.

    Des chiffres à rapprocher de ceux des États-Unis ou de la Chine, où plus de 70% des salariés pratiquent le BYOD.

    La pression de l’usage

    En cause donc dans ce manque d’entrain français, la crainte des DSI  prendre le risque de faire entrer dans leur périmètre de potentielles machines à risque. « En France, 33% des responsables informatiques interrogés placent la sécurité comme le premier obstacle à la pérennisation du phénomène BYOD » indique l’étude Cisco.

    Reste que la pression de l’usage demeure le levier majeur de l’adoption du BYOD par les entreprises.

    Certes, contrôler une flotte hétérogène de devices, tant sur le plan matériel que logiciel, demande la mise en place de politiques souvent complexes, et surtout, et les DSI sont encore plus réticentes sur ce point, un accompagnement fin des utilisateurs.

    Faire l’effort du « oui, mais… »

    De fait, expliquer à un utilisateur qu’il ne pourra pas accéder à l’intégralité de ses données en fonction de son lieu de connexion, de son type de connexion, ou encore de la nature de son OS mobile, est perçu comme une interaction souvent détestable par les DSI envers leurs utilisateurs. Mais cette logique du « oui, mais… » tend à s’imposer face un intenable « non ! » Surtout quand c’est un membre de la DG qui veut absolument se connecter avec son propre mobile.

    Mais au delà de ces logiques d’accompagnement et de positionnement de la DSI dans l’entreprise, le BYOD semble également faire bouger les lignes en matière de TCO. L’idée étant qu’une partie de l’investissement consacré au terminal soit pris en charge par l’utilisateur, et non plus exclusivement l’employeur.

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