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    Les nouveaux serveurs physiques, briques centrales d’un datacenter industrialisé

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    Le serveur proprement dit devient une brique permettant de construire un cloud privé ou une solution dédiée à un type d’application. Afin de faciliter l’industrialisation du datacenter, cette brique se standardise et gagne en intelligence. À très grande vitesse…

    La notion même de serveur tend à se diluer dans un continuum plus vaste – ferme dédiée à une application, cloud privé, voire datacenter entier – dont il s’agit d’accélérer l’industrialisation de son développement. Les châssis de serveurs lames deviennent la principale brique de base de ces ensembles que l’on peut construire comme un lego – serveurs, stockage et réseau étant complètement intégrés. Pour y parvenir, HP et IBM placent des systèmes de stockage et des modules réseau dans leurs châssis. Tandis qu’avec sa solution FlexPod, Cisco s’est associé à NetApp pour le stockage.

    Des serveurs intelligents préconfigurés selon le type d’applications

    Afin de raccourcir les délais de mise en œuvre, les constructeurs proposent en outre des bundles répondant à différents types de besoins, grâce à des configurations spécifiques : disques, modules SSD, processeurs, stockage, réseau, logiciels et design (cluster par exemple). Pour ce faire, les constructeurs s’associent à des éditeurs comme VMware, SAP ou Microsoft. Chez HP, c’est l’offre Converged Systems, qui vise à assembler des appliances basés sur des composants standards, pour le big data, les bases de données ou le cloud privé. Chez IBM, la gamme PureFlex est la brique de base pour créer des solutions comme PureApplication System ou PureData System. « Elles cibleront par exemple le traitement des données structurées ou non structurées, le big data ou le traitement de données au fil de l’eau », explique Claude Riousset, architecte exécutif, entité systèmes et technologies chez IBM.

    Crédit photo - Tom Raftery

    Dans la même logique d’industrialisation, les constructeurs confèrent à leurs serveurs une intelligence qui permet d’automatiser leur déploiement et leur administration, en particulier lorsqu’ils sont très nombreux. Chaque serveur se voit ainsi greffer une unité matérielle autonome, qui intègre son propre logiciel et son stockage SSD. Chez HP, c’est le module iLO Management Engine. Chez IBM, il s’agit du FSM (Flexible System Management), annoncé en 2012 avec les PureSystems (la gamme de serveurs lames qui a remplacé les BladeCenters). Leurs fonctions automatisées s’enrichissent en permanence : surveillance, contrôle et paramétrage du serveur, mises à jour logicielles, stockage des évènements ou encore, gestion de la consommation et de la température.

    L’architecture x86 timidement concurrencée

    Au cœur de ces serveurs, x86 reste plus que jamais l’architecture standard, et se révèle désormais adaptée aux applications les plus exigeantes. Chez Cisco ou Dell, il n’y a aucune ambiguïté. HP défend toujours Itanium mais le constructeur a lancé le programme Odyssey qui vise à traiter les applications les plus critiques avec un socle x86. Chez IBM, le discours est plus nuancé. Les châssis PureSystems supportent aussi bien des lames x86 que Power, ce dernier restant mis en avant pour les applications les plus critiques.

    Parallèlement, on entrevoit timidement, notamment chez HP avec le programme Moonshot, une nouvelle alternative à x86. Elle prend la forme de micro-serveurs de la taille d’un smartphone, basés sur des processeurs ARM ou Atom. Leur puissance est très faible mais si l’on multiplie leur nombre (1600 par rack !), leur consommation est divisée par dix par rapport à des serveurs x86 cumulant la même puissance. « La capacité de traitement par serveur est faible mais secondaire car on cible dans un premier temps les applications simples mais avec de nombreux utilisateurs », explique Philippe Rullaud, directeur du Business Unit ISS chez HP. Les premiers clients seront les grands acteurs du cloud.

    L’avis de Microsoft : À ce titre, Microsoft déploie de nouveaux containers optimisés et modulables dans ses mega-datacenters pour approvisionner ses services cloud public comme outlook.com, Bing ou encore SkyDrive mais aussi répondre aux besoins croissants des entreprises avec les services Office 365 ou ceux de sa plate-forme Azure.

    Crédits photo: Tom Raftery

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