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    Microsoft peut-il bousculer le marché de la virtualisation?

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    La nouvelle version d’Hyper-V, l’hyperviseur de Microsoft intégré nativement dans Windows Server 2012, offre des fonctionnalités enrichies qui remettent en selle cette solution dans la course à la virtualisation matérielle. Décryptage et comparatif.

    L’hyperviseur , c’est–à-dire la couche basse de la virtualisation matérielle, se démocratise. De plus en plus de solutions permettent de virtualiser machines et stockage. VMware a été le premier à s’engouffrer dans cette technologie. Mais désormais, les alternatives existent, comme Hyper-V de Microsoft, et sont bien dimensionnées pour répondre aux besoins des utilisateurs.

    D’autant que la dernière version d’Hyper-V est désormais positionnée au cœur d’un OS orienté vers le cloud, et permet donc un lien fort avec Windows Azure, l’offre de cloud publique de Microsoft.

    Gestion « à chaud »

    Il faut dire que Microsoft possède aujourd’hui une véritable légitimité dans le domaine de la virtualisation, même si l’entreprise a longtemps fait figure de challenger. La première version d’Hyper-V date de 2008, et depuis, la marque n’a eu de cesse d’améliorer sa solution de virtualisation. Dès 2009, la version Hyper-V V2 était intégrée à Windows Server 2008 R2. Aujourd’hui, la troisième version propose quelques nouveautés qui devraient intéresser les utilisateurs.

    Surtout sur la question de la gestion « à chaud » des machines virtuelles.La fonctionnalité Shared-nothing live migration permet d’effectuer des migrations de machines virtuelles sans avoir besoin de créer un cluster et sans baie de stockage, une technologie intéressante pour les PME qui n’ont pas de budget pour l’acquisition du baie de stockage de type SAN. Dans le même esprit, Storage Migration rend possible le déplacement du stockage des VM vers une autre banque de données sans interruption de service, et sans cluster. Enfin, Snapshot Live Merge assure la fusion de snapshot sans pour autant stopper les machines virtuelles concernées.

    Réseau et réplication

    Côté réseau, deux nouvelles fonctionnalités améliorent la gestion des VM et des réseaux de VM.

    Le « Virtual switch » d’Hyper-V a été complètement redéveloppé, il est extensible, les partenaires peuvent développer des fonctionnalités autour de ce virtuel Switch (CISCO, NEC, BROADCOM…).

    Pour les grandes entreprises, opérateurs ou hébergeurs, Hyper-V va pouvoir répondre aux architectures multi-locataires (multitement). Il est maintenant possible de cloisonner les machines virtuelles au sein du « Virtual switch » en s’appuyant sur les technologies de « Prive VLAN » (PVLAN). Hyper-V amène aussi des technologies de virtualisation de réseau (Software Defined Networking) , le protocole « NVGRE » va permet de pouvoir héberger les réseaux et les VMs de différents clients sur le même  serveur Host de manière agnostique.

    Dans le même esprit, la fonctionnalité Nic Teaming permet de créer des agrégats de cartes réseaux hétérogènes pour accroître la bande passante et la tolérance aux pannes.

    Mais c’est surtout dans le domaine de la réplication de données que la nouvelle version d’Hyper-V fait le plein de nouveautés. Cette dernière amène nativement un plan de PRA (plan de reprise d’activité). Hyper-V Replica est un mécanisme de réplication de machine virtuelle en mode asynchrone entre deux serveurs Hyper-V et peu importe l’architecture du stockage (host autonome, host d’un domain AD, cluster, DAS, SAN, NASetc.) Hyper-V Replica propose une solution de PRA avec un RPO (Recovery Point Objective) de cinq minutes. Plus besoin d’avoir un outils tiers pour répliquer les VM, ce qui est un plus dans les environnements PME.

    Windows Server 2012 Hyper-V V3 versus VMware vSphere 5.1, le comparatif

    Alors, la nouvelle version de l’outil de virtualisation de Microsoft peut-elle désormais jouer des coudes avec VMware vSphere 5.1, la référence du marché ?

    Un des problèmes les plus évidents des versions précédentes d’Hyper-V était la nécessité d’éteindre une VM pour effectuer un merge de snapshot. Désormais, il est possible d’effectuer des snapshot « à chaud », sans arrêter le fonctionnement de la VM, de quoi revenir à hauteur de son concurrent direct.

    En revanche, il faut noter que Windows Server 2012 Hyper-V nécessite bien plus de place pour fonctionner que son concurrent direct. L’outil de Microsoft a besoin d’un minimum de 5 Go pour être installé. vSphere ESXi s’installe avec 70 Mo d’espace de stockage sur disque.

    Ensuite, la grande nouveauté proposée par Hyper-V c’est la capacité des fichiers VHDX de supporter des disques de 64 To, en lieu et place de 2 To pour la version précédente, et la concurrence (pour les fichiers VMDK). De quoi se démarquer dans le domaine de la gestion du stockage.

    Enfin, la question économique pourrait décider les utilisateurs entre les différentes solutions. Dans le cadre d’un environnement Microsoft, l’hyperviseur Hyper-V est intégré à une licence Windows Server 2012 Datacenter qui couvre l’ensemble des besoins utilisateurs. En revanche, côté VMware, un investissement supplémentaire au-delà de l’OS serveur est nécessaire pour accéder à la virtualisation.

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    • ENDERLE

      Il était effectivement temps que Microsoft intègre ces fonctionnalités très attendues.
      Néanmoins je pense que mise à part les toutes petites entreprises je ne comprends pas l’utilité du mode de réplication asynchrone qui fait perdre 5 minutes de transactions (parfois vitales) à l’heure où les baies SAS supportant la réplication synchrone ne sont plus très onéreuses. Pour les entreprises sérieuses rien ne vaut deux hyperviseurs connectés sur un MetroCluster NetApp par exemple. C’est la solution que nous avons retenue chez Aspserveur pour palier aux déficiences de l’ancienne version d’Hyper-V. Répartie sur deux Datacenter (Dual Building) cela permet un PRA synchrone et aucune transaction n’est perdue.