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    Sauvegarde des données hétérogènes, quelle stratégie adopter ? [Face à face]

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    La croissance du volume de données en entreprises s’accompagne d’une explosion des différents types de formats. Les informations non structurées (vidéo, son, image, etc.) côtoient désormais les bases de données au cœur du datacenter. Alors comment assurer au mieux la sauvegarde de toutes les données, dans ce nouveau contexte ? Deux experts de la préservation du patrimoine informationnel de l’entreprise donnent leur point de vue sur cette problématique cruciale pour la DSI.

    Christophe Langard, solution leader gestion de la donnée, Devoteam: « L’époque des sauvegardes complètes est révolue »

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    L’exploitation de la croissance exponentielle des volumes de données structurées et non structurées est d’ores et déjà un enjeu majeur pour les entreprises. C’est un phénomène que l’on associe au « Big Data ». Les technologies de stockage, le mode d’accès et la localisation géographique présente une plus grande diversité de solutions (centralisées, locales, sur Internet). Mais cette situation a une autre conséquence qui oblige les DSI à revoir leur manière de gérer la disponibilité et la rétention des données, en particulier leurs politiques et stratégies de sauvegarde.

    Quel est l’impact du « Big Data » sur la stratégie et la politique de sauvegarde à appliquer ?

    La stratégie de sauvegarde « traditionnelle », telle que nous la connaissons aujourd’hui, n’apporte plus de réponse satisfaisante. Elle ne sait plus répondre aux exigences des métiers et à l’explosion des volumétries. En effet, l’impact sur la sauvegarde est très important notamment pour ce qui concerne les fenêtres de sauvegarde et le stockage des sauvegardes. Si les volumes de données augmentent, les volumes de sauvegardes faites de manière « traditionnelle » triple ou quadruple dans le même temps. Les coûts de telles solutions sont aussi un frein majeur qu’il faut dès maintenant appréhender. Plus concrètement, Quel est l’impact sur les sauvegardes ? On s’aperçoit très vite que les sauvegardes complètes seront problématiques, que les exigences sur les performances seront importantes et que le stockage des sauvegardes sera à contrôler afin d’en limiter la croissance.

    Quelles sont les pistes sur les solutions à mettre en œuvre ?

    L’évolution des nouvelles technologies permet déjà d’apporter des réponses. Les constructeurs et éditeurs de logiciels et de matériels de sauvegarde proposent en effet des solutions de sauvegarde adaptées.

    Les technologies de déduplication sur disque permettent de répondre aux exigences de performances et de stockage des sauvegardes, que ce soit la déduplication des données à la source ou à la cible. La déduplication à la source va réduire le poids des sauvegardes avant leur transport sur les médias disques alors que la déduplication à la cible les réduit après leur transport sur les médias disques. Elle ne va donc pas forcément répondre aux mêmes types de besoins (données structurées et non structurées,  données distantes). Les deux technologies peuvent évidemment être combinées afin d’améliorer et d’optimiser la stratégie de sauvegarde.

    Mais tout cela n’est pas suffisant. Il est nécessaire de jouer aussi sur la politique de sauvegarde afin d’en réduire encore un peu plus le volume. Ainsi, l’époque des sauvegardes complètes est révolue. Il faut implémenter les sauvegardes en incrémentales perpétuelles afin de répondre aux problématiques de fenêtre de sauvegarde. La première sauvegarde demeure tout de même complète et ce sont toutes les suivantes qui sont incrémentales et ne prennent en compte que les données modifiées depuis la veille.

    En conclusion, les stratégies et politiques de sauvegarde traditionnelles telles que les sauvegardes complètes/incrémentales sur bandes s’avèrent très complexes à mettre en œuvre et très difficiles à exploiter au quotidien. De plus, elles peuvent s’avérer très coûteuses dans le temps.

    Il apparaît ainsi nécessaire pour la DSI de remettre totalement à plat sa sauvegarde afin de s’orienter vers des technologies de sauvegarde utilisant la déduplication et permettant l’incrémentale perpétuelle. Il est bien sûr indispensable de faire appel à des disques car ce type de solutions ne peut se faire sur bandes.

    Il ne faut pas oublier la sécurisation des données en les copiant sur un autre emplacement physique. La réplication inter-site est d’ailleurs facilitée par l’intégration des disques.

    Pour finir, la mise en œuvre de ces nouvelles technologies est complexe à mettre en œuvre et demande une expérience et une revue de l’architecture présente.

    Pierre Chesne, chef de produit technique Windows Server 2012, Microsoft France : « une appliance combinant stockage local, déduplication et externalisation vers le cloud »

    Microsoft; Pierre CHESNE

    L’explosion du nombre de données implique que les entreprises s’équipent de solutions de sauvegarde suffisamment performantes pour conserver les données critiques à leur activité. En fonction de la taille des organisations, de leurs problématiques métier, les solutions varient : de la sauvegarde locale on-premise sur des serveurs dédiés aux sauvegardes dans les nuages, en passant par des solutions de sauvegarde hybrides, le tout sur différents types de supports. Pour accompagner les politiques de sauvegarde des entreprises, Microsoft propose des solutions diverses adaptées à chaque type d’entreprise.

    Une solution de sauvegarde native dans Windows Server 2012

    Windows Server 2012 intègre nativement une solution de sauvegarde incrémentale appelée « Windows Server Backup », cela va permettre à une TPE ou PME de couvrir l’essentiel de ses besoins de sauvegarde. Le stockage de la sauvegarde est fait sur un disque dur dédié ou sur un partage réseau. Windows Server 2012 propose également une sauvegarde dans « Windows Azure Online Backup ». En cas de sinistre du serveur, il est très facile de restaurer une plateforme, Windows Server Backup peut restaurer la plateforme en « Bare Metal Restore ».

    Pour les plus grandes infrastructures physiques ou virtuelles, Microsoft propose une solution de sauvegarde intégrée à System Center 2012. Le module Data Protection Manager (DPM) permet la protection des données de manière centralisé sur disque et sur bande et la récupération pour des serveurs tels que SQL Server, Exchange Server, SharePoint, des machines virtuelles, des serveurs de fichier, ainsi que la prise en charge des ordinateurs de bureau et portables Windows. DPM peut également gérer de façon centralisée l’état du système et la récupération complète (Bare Metal Restore). C’est une solution « disk to disk », « disk to tape » et « disk to cloud ». Data Protection Manager peut aussi stocker ou archiver les sauvegardes dans « Windows Azure Online Backup ».

    Pour les plans de reprise d’activité dans des environnements virtualisés, Windows Server 2012 intègre une fonctionnalité de PRA qui s’appelle « Hyper-V Replica ». Cette fonctionnalité réplique les machines virtuelles sur un deuxième serveur physique en mode asynchrone ce qui permet, en cas de sinistre, de redémarrer la production sur un deuxième serveur physique en ayant perdu au maximum 5 minutes de production.

    Dernièrement, Microsoft a racheté la société StorSimple. Cette technologie propose une « appliance » combinant du stockage local, de la déduplication et de l’externalisation de données vers le cloud, facilitant ainsi l’intégration de l’infrastructure informatique interne des entreprises avec les grands services de cloud.

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