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    5 questions à Frédéric Mazella, fondateur de BlaBlaCar

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    Frédéric Mazella est un entrepreneur plein d’avenir. En 2004, il lance le site Covoiturage.fr devenu depuis peu Blablacar. Cette plateforme communautaire de covoiturage connaît un vrai succès. Le site compte aujourd’hui pas moins de cinq millions de membres en Europe. Nous l’avons rencontré afin qu’il nous raconte un peu son parcours d’entrepreneur et les différentes étapes qui ont rythmé le développement de sa startup.

    Frederic_Mazzella_BlaBlaCar

    Quel est votre parcours d’entrepreneur en quelques mots ?

    J’ai commencé ma carrière en tant que chercheur pour la NASA en Californie puis pour NTT au Japon au début des années 2000. C’est lorsque j’étais en Californie que j’ai découvert le covoiturage puisque je me rendais tous les matins à l’université avec des amis via les carpool lanes (les voies réservées au covoiturage). Cela me permettait de gagner beaucoup de temps. Les autres voies étaient bouchées par d’innombrables voitures ayant une seule personne à bord. J’y voyais déjà une solution d’optimisation simple et prometteuse pour diminuer la pollution atmosphérique et les congestions urbaines, tout en favorisant les relations humaines au quotidien et les économies de transport.

    Comment est née l’idée du site et de la société ?

    Le modèle BlaBlaCar est né d’un besoin personnel. Je voulais rentrer à Noël dans ma région d’origine, la Vendée, mais les trains étaient pleins et les voitures étaient vides. J’ai alors pensé à chercher une voiture qui ferait le même trajet pour proposer un partage des frais. Mais il était impossible de trouver une telle information sur Internet. J’ai alors eu un flash de 72h durant lequel j’ai imaginé toutes les possibilités d’un service de covoiturage synchronisé via internet et les téléphones mobiles, qui permettrait de partager des trajets à l’échelle nationale et non seulement en famille. L’aventure était lancée !

    BlaBlaCar_Logo

    Comment s’est fait le financement du projet ?

    Nous avons fait plusieurs levées de fonds après avoir construit et déployé le service avec nos seuls moyens pendant quatre ans. Lors des premières années, les fondateurs ont investi 100 000 euros en tout, en plusieurs tours. Nous avons ensuite levé des fonds auprès de business angels et d’amis et auprès d’ISAI, le fond des entrepreneurs de l’Internet français. Il y a eu aussi Accel Partners, le fond anglo-saxon qui a financé des succès internationaux comme Facebook, ou LinkedIn. À chaque levée de fonds, nous avons associé un objectif précis. C’était essentiel pour convaincre les investisseurs et pour accomplir les étapes de notre croissance une par une et dans le bon ordre.

    Comment expliquer ce succès ?

    Je pense tout simplement que le temps du covoiturage est venu, et comme l’aurait dit Victor Hugo : « rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue ». Le covoiturage est un concentré de bon sens. Grâce à la connectivité dont nous disposons aujourd’hui avec internet et les téléphones mobiles, il devient très simple et instantané de savoir s’il y a des places disponibles dans des voitures qui font un trajet qui nous intéresse. Le troisième ingrédient est l’excellent travail réalisé par l’équipe de BlaBlaCar depuis plusieurs années. Lorsque nous arrivons dans des nouveaux pays, dans l’immense majorité des cas, il n’existe aucun service de covoiturage efficace dans le pays. Nous avons donc aujourd’hui une avance et c’est une excellente opportunité pour notre startup : nous nous déployons actuellement dans de nombreux nouveaux pays.

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui veut lancer son site ?

    Concevoir un service qu’on utiliserait soi-même ! Cela permet de mieux construire le produit, et de l’affiner au fur et à mesure. En étant l’un des premiers utilisateurs, la boucle de rétro-action entre l’idée et le produit ou service est beaucoup plus courte et permet de converger plus rapidement vers un très bon produit. Cela permet aussi de ne pas perdre espoir et de croire en son produit sur le long-terme le temps de son adoption puisqu’on est soi-même utilisateur. Les premiers temps d’un projet en consommation collaborative sont souvent très longs puisqu’il faut atteindre une certaine masse critique pour voir l’usage du service vraiment décoller.

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