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  • Témoignages éolien success story

    Échanges avec Jérôme Michaud-Larivière, fondateur de la société New Wind

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    Le développement durable continue d’inspirer les entrepreneurs et d’engendrer des produits innovants. Conçu par une société bretonne du nom de New Wind, l’Arbre à vent est un ingénieux système éolien qui peut s’implanter aussi bien en ville qu’à la campagne. La Cité des télécoms de Lannion (Bretagne) sera bientôt équipé de ce drôle d’arbre.

    Rencontre avec son créateur et fondateur de New Wind, Jérôme Michaud-Larivière.

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    Racontez-nous en quoi consiste cet Arbre à vent ?

    L’Arbre à vent est un système de production d’électricité en forme d’arbre, comportant un tronc, des branches et des feuilles qui agissent comme autant de mini-éoliennes. Nos micro-générateurs assurent une production quasiment tout le long de l’année avec un seuil de production abaissé à des vents inférieurs à 2 m/s. Soit plus de 320 jours par an au lieu des 110 ou 120 jours des machines habituelles. Avec l’Arbre à Vent, on pourrait presque dire que c’est la fin de l’intermittence.

    Qu’est-ce qui vous a fait sauter le pas ?

    D’un côté il y avait le prix de l’essence qui explosait et de l’autre la prise de conscience qu’il fallait enfin sortir du tout fossile. Et puis il y a eu Fukushima. Notre rapport à la production d’électricité devait changer pour toujours. Cela me paraissait évident que ça devait être une solution locale, de proximité, sans danger, quelque chose de simple et d’éco-friendly. Un jour sans vent j’observais la savante organisation des feuilles dans un platane qui semblaient mues par une force invisible mais qui bougeaient bel et bien au moindre frémissement d’air. Je me demandais combien de watt cela pouvait faire. Et si l’on recueillait l’énergie de ce tremblement en s’inspirant du phénomène ? Multipliée par autant de feuilles que compte un arbre, quelle puissance cela donnerait ?

    L’Arbre à vent était né. Nous étions à l’été 2011.

    Comment avez-vous financé l’Arbre à vent ? Avez-vous eu du mal à convaincre d’investir dans ce projet ?

    On a essuyé quelques ricanements : ça ne marchera jamais, l’éolien c’est un truc de hippie. J’ai insisté. J’ai missionné au forfait des ingénieurs pour modéliser les premières feuilles. Au début, les résultats n’étaient guère encourageants, il fallait des centaines de feuilles pour arriver à quelque chose. Mais le concept résistait.

    Une trentaine de milliers d’euros plus tard on avait divisé par deux le nombre de feuilles nécessaires. C’était encore ingérable électriquement mais on était devant un choix raisonnable : ou cela restait une belle idée comme il y en a plein et je passais à autre chose ou on se donnait les moyens de la faire marcher.

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    Vous avez donc choisi la deuxième option ?

    Oui, j’ai convaincu un premier investisseur qui a mis 100 000 € pour lancer la société. J’ai pu recruter deux ingénieurs et mener des essais à petite échelle qui ont conduit au dépôt du premier brevet. Deux levées de fonds plus tard, la société compte six salariés et plusieurs projets très avancés dans le domaine des énergies cinétiques transformées en électricité, dont l’Arbre à Vent est notre totem et le premier à être prêt. J’ai bénéficié aussi de pas mal d’aides publiques en tant que Jeune entreprise innovante (JEI).

    Le « business écologique » est-il un marché porteur ? Un entrepreneur peut-il y croire ?

    Il y a énormément à faire. Beaucoup reste à inventer. Pour ce qui nous concerne, nous croyons beaucoup à l’energy harvesting, la moisson des énergies perdues. Notre technologie nomade dite Aeroleaf esquisse un début de réponse. Il en faudra beaucoup d’autres. Car en 2050, 85 % de la population mondiale vivra dans des centres urbains ou péri-urbains.

    Il n’y a pas à hésiter, l’écologie dans les villes est une nécessité. Il faut la traiter tout de suite par la pluridisciplinarité et sans doute une approche bio-mimétique (qui imite le vivant, comme l’Arbre à vent) qui a été la nôtre, source inépuisable d’inspiration, sinon de solutions. Songez que les besoins en électricité vont croître de + 75% dans le monde d’ici à 2020. Où va-t-on la trouver cette électricité ? À quel prix ? Nous avons un rôle à jouer. Notre solution ajoutée à d’autres, dessine à mon sens le modèle énergétique de demain.

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