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  • Actualités Développement Rebondir

    Et si la peur de l’échec était le principal frein à l’entreprenariat?

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    En 2013, 538 100 entreprises ont été créées en France, soit 2 % de moins qu’en 2012. Une baisse qui peut s’expliquer par la situation économique certes, mais peut-être aussi par la peur de l’échec, qui reste un des plus grands freins de la création d’entreprise. 60 000 personnes en France voient leur boîte échouer chaque année et beaucoup ne se voient pas recommencer. Et si l’échec faisait partie de l’aventure entrepreneuriale ? Et si l’échec était une expérience plus valorisante que taboue ?

    Une vision culturelle de l’échec

    Même si la plupart de ces potentiels chefs d’enteprise craint le manque de soutien financier, en France demeure l’idée que si on rate une fois, on ratera une deuxième fois. On est encore loin de la mentalité qui règne aux États-Unis où on met surtout en avant la tentative, la volonté d’avoir fait quelque chose par soi-même, la prise de risque. Il faut juste savoir se remettre en question et procéder à une introspection professionnelle.

    Des professeurs américains à la New York University Stern School of Business ont d’ailleurs montré que dans le cas du lancement d’un nouveau produit, l’échec se révèle profitable lorsqu’il intervient dans la phase d’exploitation et non pas dans la phase d’exploration car la phase d’exploitation repose sur des améliorations par itération.

    Tomber sept fois, se relever huit

    Inspiré par l’optimisme américain, le gouvernement tente de donner un souffle nouveau à l’entreprenariat français et a mis en place une Charte du rebond en début d’année. Une série de conférences dédiées au rebond entrepreneurial est donc proposée à ces chefs d’entreprise échaudés. Un concept venu tout droit des États-Unis, où le FailCon existe depuis 2006. Un concept qui a déjà été importé en France notamment par Roxanne Varza (aujourd’hui responsable Microsoft Ventures Paris) en 2011. Au cours de ces conférences, en anglais, les entrepreneurs témoignent de leurs expériences ratées : un financement manqué, un produit innovant qui tarde à se vendre, un process de rachat qui échoue… et expliquent comment ils ont su rebondir. L’édition 2014 du FailCon France se tient demain jeudi 17 avril à Bercy.

    Il existe aussi des clubs pour échanger et apprendre de ses échecs comme l’association Second souffle, qui organise chaque mois des soirées « afterfail ». Les entrepreneurs ont souvent perdu de la confiance et ne se voient pas recréer une entreprise. L’association les aide à retrouver confiance en eux et les accompagne dans leur nouveau défi. Les bénévoles aident les participants à trouver des pistes, à monter techniquement leur projet et les oriente dans une recherche de financements. De la même façon, l’association 60 000 Rebonds vient en aide aux chefs d’entreprise en post-faillite et défend l’approche américaine du fail intelligently qui invite à échouer intelligemment.

    Faut-il échouer pour réussir ?

    Objectif de ces différents dispositifs : lutter contre la peur de l’échec, considérée comme contre-productive. Elles invitent ces dirigeants à voir les nombreuses opportunités derrière la faillite et les possibilités pour recréer une entreprise.

    La France n’est pas la seule à tenter de changer les mentalités. Beaucoup de pays en Europe (Suisse, Italie, Suède, etc.) se sont attelés eux aussi à cette tâche et ainsi aider les entrepreneurs à faire de l’échec une réussite. Une démarche de dédramatisation de l’échec entreprenarial qui prend du temps. Vous pouvez suivre le FailCon France demain sur Twitter avec le hashtag #failconfr

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