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  • Témoignages crowdfunding success story

    Le crowdfunding comme solution de financement [rencontre]

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    Le crowdfunding, ou financement participatif, est une technique de financement qui permet à de plus en plus de projets et d’entreprises de voir le jour. Kiss Kiss Bank Bank, Uule, Wiseed, Kickstarter, Anaxago… les plateformes de crowdfunding sont de plus en plus nombreuses et ont permis le financement de plus de 17 000 concepts et idées en 2012.

    Parmi tous ces projets, Inside Ze Cube, un drôle de cube-labyrinthe en 3D. Rencontre avec son créateur Romain-Guirec Piotte, un ingénieur très joueur.

    1)      Pouvez-vous nous présenter votre projet Inside Ze Cube en quelques mots ?

    Inside Ze Cube est un labyrinthe enfermé dans un cube opaque (muni d’un plan en surface pour ne pas être trop méchant !). C’est un jeu d’exploration amusant et addictif qui se passe dans les ténèbres mais qui est en même temps un bel objet. Au départ c’était juste un concept mais l’impression 3D a permis de fabriquer un prototype pour 100€. Le truc était lancé !

    2)      Comment avez-vous eu l’idée de vous tourner vers le crowdfunding ?

    Au départ, j’avais proposé mon projet à 4 ou 5 gros distributeurs qui ne voulaient pas fabriquer le produit en France alors que nous c’est 100% made in France, donc plus cher. J’ai entendu parler du crowdfunding par hasard. Ça m’a semblé tellement simple, fluide, évident et sans risque que je ne voyais aucune raison de ne pas essayer. Un ami m’a conseillé Ulule, ils ont tout de suite accroché avec mon projet et m’ont beaucoup aidé. J’avais un prototype fonctionnel à montrer alors ils ont pu juger immédiatement. En prime, sur les projets « exportables » ils traduisent gratuitement le texte de la page en quatre langues, ce qui est un plus énorme.

    Il faut néanmoins apporter la preuve qu’on aura cinq soutiens pour démarrer avant d’être en ligne, ce n’est pas grand-chose, mais certains ne les ont pas.

    3)      Comment avez-vous mis en valeur votre projet face aux investisseurs ?

    On a essayé de mettre en valeur le côté design du produit et le côté ludique. J’ai lutté pour qu’on préserve le côté ultra geek sans tomber dans le mauvais goût. On s’est démarqué facilement car notre produit est à la fois complétement nouveau tout en se rattachant de façon évidente à des choses connues comme le Rubik’s Cube et les labyrinthes en plastique de notre enfance.

    Il faut aussi faire parler au maximum de soi. Ça se joue notamment sur Facebook, Twitter, etc. On a harcelé les magazines, les télés, les blogs… Nos premiers fans nous ont d’ailleurs bien aidés à ce niveau. Et ça a marché, ils ont aimé le cube et ont parlé de nous.

    Inside3-115

    Crédits: Jean-Jérôme Aurensan, RJ45 Studio

    4)      Avez-vous récolté des fonds importants et qu’est-ce que cela rapporte aux contributeurs?

    On a eu 800 soutiens environ et on a récolté presque 70k€ dont 20k€ de fonds propres injectés directement dans la société qu’on a montée pour l’occasion. Ça rapportera des dividendes un jour peut-être ! Chacun des mécènes a mis 10k€ et ça commencera à leur rapporter chaque année si on vend plus de 10 000 cubes. Sachant qu’on en est déjà à 6 000 et que les fêtes de fin d’année approchent, on est optimiste.

    5)      Qu’avez-vous pu développer grâce à ces fonds ?

    Principalement l’industrialisation. Nous avons pu déployer immédiatement notre gamme initiale de six modèles. Nous avons également bénéficié des soutiens de Microplast, le fabricant, qui a cofinancé les moules d’injection et du Centre francilien de l’innovation.

    Cette levée de fonds nous a surtout donné confiance et nous avons finalement pu trouver un distributeur. Aujourd’hui on est distribué un peu partout en France dans plus de 150 points de vente, sur le site thingkeek.com aux États-Unis dans quelques jours et même en Allemagne sur getdigital.de. Je ne comprends même pas que des gens aillent encore vers les banques. Moi je n’aurais jamais eu le courage d’emprunter de l’argent. Le fait que 800 personnes me disent go, ça motive un peu, non ?

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