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La blockchain pour assurer l’authenticité des diplômes ?

Face à une recrudescence de candidats s’attribuant de faux diplômes, le ministère de l’Education nationale a décidé d’agir avec un système d’attestation numérique. Un dispositif qui reste cependant limité. La solution ? Peut-être la blockchain. Explications avec Maddyness.

Sur un marché du travail de plus en plus concurrentiel, nombreux sont les candidats à « gonfler » leurs CV. Selon une étude du cabinet de recrutement Florian Mantione, « 34% des candidats s’attribuent un faux diplôme et 33% des employeurs affirment régulièrement éliminer un candidat suite à une vérification ».

Montrer patte blanche grâce à des code-barres ou des nanoparticules 

Parmi les solutions innovantes proposées par l’Education nationale en janvier 2016, on trouve le code-barres à flasher : un code-barres unique renvoyant vers le site du ministère et qui devrait éviter à l’administration d’envoyer chaque année plus de 80 000 attestations papier.

Certains établissements privés ont cependant déjà pris les devants. Ainsi, à l’Insa Toulouse, les étudiants se voient remettre depuis 2015 une carte sécurisée protégée par des nanoparticules, produite par la start-up Nanolike.

Une solution pérenne et décentralisée : la blockchain

Problème : ces dispositifs dépendent de l’administration qui les délivre et restent limités. Pourquoi, alors, ne pas se tourner vers la blockchain ? Par nature universelle et infalsifiable, cette technologie permettrait de certifier chaque diplôme en délivrant un hash code, c’est-à-dire un numéro généré par algorithme.

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L’université de Nicosie a expérimenté la  technologie dès septembre 2014, en lançant son premier cours certifié par blockchain. Chypre est d’ailleurs un exemple en la matière puisque les frais d’étudiants peuvent également y être payés en bitcoin, la crypto-monnaie qui s’appuie également sur la technologie blockchain.

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En France, en mars 2016, l’école supérieure d’ingénieurs Léonard de Vinci (ESILV) a été la première à certifier ses diplômes sur la blockchain.

Demain, la diffusion des résultats du bac et des examens sera-t-elle sécurisée via la blockchain ? Peut-être. « La blockchain serait idéale pour une utilisation dans le cadre de résultats d’examens officiels », explique en effet à Maddyness Primavera De Filippi, chercheuse à l’Université d’Harvard et au CNRS.

=> Lire l’article en intégralité sur Maddyness