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Classe inversée et hétérogénéité

Comment enseigner dans une classe accueillant des élèves de 15 nationalités différentes, avec des disparités de niveau allant de la 6e à la 3e ? La solution qu’a trouvée Milène Brovelli, enseignante en FLE (français langue étrangère) au lycée parisien Jacques Decour, c’est la classe inversée, adossée à une application digitale. Le café pédagogique a consacré un article au projet. 

Milène Brovelli enseigne le français dans une classe d’UPE2A, c’est-à-dire une classe pour élèves allophones arrivants. Avec des disparités de niveau s’échelonnant de la 6e à la 3e et pas moins de 15 nationalités différentes au sein de sa classe de 16 élèves, le défi était de taille : comment intéresser et impliquer tout le monde dans un même projet pédagogique, malgré les barrières de niveau ou de langue ?

Lorsqu’en janvier cette ancienne professeure de lettres a dû accueillir dans sa classe une dizaine d’enseignants eux aussi hétérogènes (professeurs des écoles, de lycée, documentalistes…), l’idée de la classe inversée s’est imposée assez naturellement.

Des capsules vidéo différentes selon les niveaux des élèves

Milène Brovelli s’est intéressée aux capsules vidéo que propose Tellagami, une application qui permet de créer des animations que l’on peut personnaliser… Du côté des élèves, le projet a remporté un vif succès puisque la professeure intègre dans les vidéos des éléments de leur vie quotidienne et du cadre scolaire. Le son de la voix de Milène Brovelli est également un repère rassurant.

[vimeo]https://vimeo.com/137003909[/vimeo]

L’enseignante, elle, parle d’une « libération » : libération du cours magistral, notamment, qui lui permet de se dégager du temps pour accompagner les élèves en classe et pour gérer l’hétérogénéité de niveau, puisqu’elle prépare des capsules vidéo différenciées selon qu’elles sont destinées à des élèves de 6e ou de 3e.

Milène Brovelli a également intégré une perspective collaborative dans la gestion de sa classe : elle encourage le travail entre les élèves : « Les élèves sont répartis en îlots de quatre personnes et travaillent ensemble », indique-t-elle. Avant de conclure : « Comme ce ne sont pas des classes d’élite, les parents ne refusent pas l’innovation pédagogique. » 

=> Retrouvez le témoignage de Milène Brovelli et le site de sa classe.

Crédit photo : Laurie Sullivan / Flickr.com / Licence CC BY 2.0