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Dans le cadre d’un plan numérique local, la ville d’Argenteuil (Académie de Versailles) a fait l’acquisition de deux premiers charriots mobiles sous Windows 10. Une trentaine de charriots supplémentaires seront déployés en trois ans. 


Préparer les élèves au monde de demain dès le plus jeune âge, les rendre plus autonomes, stimuler la collaboration et la participation en classe tout en favorisant l’apprentissage personnalisé. Le numérique a maintes fois démontré ses bénéfices en classe. Si les collèges et les lycées qui se lancent dans un plan numérique optent généralement pour un équipement individuel des élèves, les écoles primaires se tournent plus naturellement vers un équipement collectif: la classe mobile.

Selon le Ministère de l’Education Nationale, la classe mobile est « une solution qui comprend un meuble sur roulettes ou une valise de type trolley dans lesquels sont intégrés des tablettes ou des ordinateurs portables (un appareil pour l’enseignant et un pour chaque élève), un vidéoprojecteur associé à un tableau numérique interactif ou un vidéoprojecteur interactif, et un logiciel de supervision. Le meuble ou la valise intègre tout le nécessaire, comme la recharge des tablettes par un branchement direct sur une prise secteur et comprend une borne d’accès sans fil à Internet. Il peut être transporté facilement d’une classe à une autre ».

C’est le choix qu’a fait la Mairie d’Argenteuil pour équiper ses deux premières classes pilotes. « Les salles informatiques ne correspondent plus du tout aux usages et aux pratiques modernes« , commente Frédéric Nogueira, Conseiller pédagogique numérique de la Mairie d’Argenteuil. « Difficiles à gérer, déconnectées de la classe, elles occupent un espace de manière permanent et il faut du temps pour s’y rendre. Avec la classe mobile, ce n’est plus l’élève qui va à l’ordinateur, mais l’ordinateur qui vient à l’élève ».

 

Des avantages pédagogiques, pratiques et économiques

La classe mobile utilisant les technologies Microsoft dont Windows 10 est modulaire. Elle peut être composée, selon les besoins, de tablettes tactiles ou de notebooks sous Windows 10, d’une borne Wi-Fi pour la connectivité, d’une imprimante et d’un système de vidéo-projection. « Nous avons opté pour une configuration avec une tablette numérique hybride pour deux élèves », détaille Frédéric Nogueira. « Cet appareil permet une meilleure transition des pratiques pédagogiques. C’est un ingrédient essentiel de la classe connectée qui offre plus de souplesse et qui permet de modifier les scénarios pédagogiques. Quant à Windows 10, l’environnement est connu des enseignants, il  les rassure. C’est important, car cela permet de favoriser les usages, qui sont l’un des leviers de la transformation numérique de l’école ».

La classe mobile présente également un avantage pratique (une prise de courant suffit à recharger les tablettes et à alimenter imprimante, Wi-Fi et projecteur) et économique. En effet: « pour la Mairie, qui est en charge des achats des équipements informatiques à l’école, c’est la possibilité d’un investissement progressif », explique Frédéric Nogueira.

Si l’acquisition de ces deux premières classes mobiles a permis à l’école de transformer l’ancienne salle informatique en une salle de classe supplémentaire, elle a aussi transformé les usages des enseignants et des élèves. « La classe mobile fait bouger les pratiques, les temps, les lieux et les activités des élèves », confirme Frédéric Nogueira. « L’envie est là de la part des enfants, ils sont surprenants de créativité. D’autre part, le rapport à l’erreur a évolué. Avant, elle était compliquée à gérer. Le numérique assouplit cela. De par les nombreuses possibilités qu’il offre, par exemple en termes de rectification immédiate, il permet d’intégrer plus facilement le droit à l’erreur, qui devient un moment normal de l’apprentissage« .

 

30 nouvelles classes mobiles sur 3 ans

Si les enfants sont conquis, les adultes – enseignants et parents – le sont tout autant, ce qui a convaincu la Mairie de généraliser la classe mobile. « L’idée n’est pas d’aller dans le « tout numérique », poursuit Frédéric Nogueira, mais d’apporter une plus-value, une réponse plus juste et plus proche des enjeux éducatifs. Nous avons beaucoup d’écoles en ZEP, à Argenteuil. Ces outils vont nous permettre de redonner à tous les élèves l’égalité des chances. On espère moins d’enfants décrocheurs. Nous voulons par exemple les rendre capables de réaliser un portfolio de leurs compétences, une sorte de témoignage de leur apprentissage. C’est une forme d’évaluation positive qui va permettre à chacun – enfants, parents, enseignants – de rendre compte des progrès de l’élève ».