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128 millions d’enfants africains sont en âge d’aller à l’école, estime le baromètre sur l’apprentissage en Afrique établi par la Brookings Institution, un think tank américain. Parmi eux, 17 millions n’iront pourtant jamais dans une salle de classe. Le e-learning pourrait bien être une solution pour favoriser l’accès à l’éducation. Mais plusieurs problèmes subsistent, et notamment celui de l’énergie, comme l’explique la BBC.

« Le potentiel est énorme », explique à la BBC Nisha Ligon, directrice d’Ubongo, une entreprise tanzanienne de création de contenus numériques.

« La grande majorité des enfants ne bénéficient pas aujourd’hui d’une éducation de grande qualité car les écoles sont bondées, les professeurs ne sont pas suffisamment formés et ne disposent pas de beaucoup de ressources pédagogiques. »

Si les bénéfices peuvent être importants pour les élèves, un problème de taille persiste : comment alimenter en électricité les appareils qui seraient utilisés ?

Les zones urbaines africaines ont aujourd’hui un accès de plus en plus large à l’électricité et à Internet, mais une très large part du continent africain manque encore d’énergie : selon la Banque africaine de développement, 60% de la population africaine n’a pas d’accès à l’électricité.

Les estimations pour l’avenir sont toutefois plus optimistes. L’Agence internationale de l’énergie prévoit ainsi que près de 315 millions de personnes en zones rurales auront accès à l’électricité d’ici 2040, notamment grâce au développement de l’énergie solaire.

L’e-éducation en Afrique ne pourra donc se développer qu’en parallèle d’un accès à l’énergie fiable et abordable, mais aussi dans le cadre d’un investissement continu dans le système éducatif. Nisha Ligon conclut :

« Les professeurs sont incroyablement importants, et nous devons nous assurer que nous investissons dans les écoles et les enseignants, et voir comment le e-learning peut les aider, et non les remplacer. »