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Le groupe scolaire Ozanam a déjà amorcé sa transformation digitale aux côtés de Microsoft pour assurer un parcours individualisé à ses élèves et les accompagner dans leur réussite au bac. Avec Power Apps et la correction de copies papier digitalisée, l’établissement fait un pas de plus pour atteindre son objectif. Désormais les professeurs de philosophie ont accès à l’historique de compétences de chaque élève, suivent la progression et attribuent des exercices sur-mesure.

 

Le groupe scolaire Ozanam, situé à Cesson Sévigné, comprend un collège dans le centre-ville de Rennes, un lycée, un pôle d’enseignement supérieur et prévoit l’ouverture d’un nouveau collège à Cesson-Sévigné pour la rentrée prochaine. Membre du programme Microsoft Showcase Schools, son lycée industriel a amorcé sa transformation digitale en profondeur. Aux côtés des équipes Microsoft Éducation, l’école est formée en continue aux outils numériques et découvre en avant-première un vivier d’applications pédagogiques. En rejoignant ce programme, le lycée Frédéric Ozanam avait pour objectif de créer un accompagnement personnalisé pour chaque élève.

 

Il s’est d’abord intéressé au « design inclusive » pour faciliter le quotidien des personnes atteintes d’un handicap visible ou non, temporaire ou permanent grâce à la technologie. Puis le lycée a déployé Teams et OneNote, un duo gagnant pour la classe inversée avec lequel les élèves trouvent tous leurs supports de cours dans leur classeur numérique et utilisent l’heure de cours (parfois à distance via la visioconférence) pour approfondir les notions avec le professeur. Teams est également un vrai atout aujourd’hui pour créer des petits groupes de recherche ou pour savoir quels sont les élèves en décrochage via le module « Insights ».

 

L’établissement a parallèlement expérimenté Power Apps, une première dans l’éducation en France ! Au départ une application a été développée pour automatiser l’envoi et la réception de la « fiche dialogue » permettant aux parents de connaître les appréciations des professeurs sur les vœux post-bac formulés par leurs enfants. Ce test concluant a fait germer une idée nouvelle d’utilisation de Power Apps pour soutenir une fois de plus la création d’un parcours sur-mesure pour l’élève.

 

Corriger les copies papier et suivre la progression de chaque élève avec Power Apps

 

Eric Dronneau, professeur en philosophie et MIE Expert (Microsoft Innovative Educator) au lycée, fait partie d’un panel de professeurs sélectionnés par Microsoft pour donner leur avis sur la fonctionnalité « Devoir » de Teams déployée par les ingénieurs produit Microsoft aux États-Unis. Dans le cadre de cette réflexion continue pour améliorer l’outil, M. Dronneau a émis de nouveaux besoins. Si « Devoir » permet parfaitement de noter des copies digitales, comment corriger les copies papier et plus particulièrement les explications de texte et les dissertations philosophiques ? Comment se souvenir des appréciations laissées auparavant à chaque élève ? Comment noter précisément les compétences de chacun, connaitre les qualités et les points d’amélioration des élèves pour les faire progresser ? Il fallait trouver une solution pour délivrer certes une correction collective du devoir mais aussi et surtout une correction individuelle. Et tout cela en évitant au maximum les écarts de notation d’un professeur de philosophie à un autre.

 

Eric Dronneau a créé une application Power Apps pour répondre à ces interrogations. Elle est aujourd’hui capable de :

 

  1. Numériser les appréciations des devoirs papier par compétences: le professeur lit la copie de l’élève et renseigne en parallèle l’application Power Apps compétence par compétence. Pour cela, elles sont listées et il peut les noter de 1 à 4 étoiles (très insuffisant, insuffisant, bien, très bien). Par exemple, « est ce que l’élève a bien fait le lien dans son devoir avec les notions apprises en cours ? » ou bien « est-ce qu’il a réussi à dégager un problème philosophique ? »… Lorsque le professeur évalue une compétence en mettant 4/4 par exemple, l’élève ne voit pas 4/4, il lira : « Bravo, la copie est très bien argumentée ». Power Apps a la capacité de transformer les chiffres en appréciations littérales plus parlantes. A l’issue de cette notation, le professeur sélectionne une appréciation globale parmi 6 niveaux proposés dans un menu déroulant. Puis, Power Apps suggère une note finale sur 20 que le professeur peut modifier comme il le souhaite. Une fois cette notation précise des points forts et des points d’amélioration de l’élève ainsi que la notation globale effectuées en toute impartialité, le professeur peut accéder à l’historique des appréciations données à l’élève. La datavisualisation en graphiques bâtons permet de voir en un coup d’œil sa progression sur une compétences en particulier d’un devoir à l’autre. Le professeur peut également accéder à toutes les en-têtes des copies avec l’évolution des appréciations globales et les faire défiler. Un vivier d’informations précieux pour accompagner au mieux chaque élève dans sa réussite du bac de philo.

 

 

  1. Proposer à chaque élève des exercices sur-mesure: en fonction de ses faiblesses et du fait que l’on approche ou non de la date fatidique du bac, l’élève reçoit trois exercices pour s’améliorer. L’application va les chercher directement dans sa base de données, un gain de temps considérable pour les professeurs qui n’ont plus à aller les chercher et les envoyer à chaque élève. La programmation de ces exercices a été réalisée à la création de l’application Power Apps en fonction des compétences à acquérir et du moment de l’année. Si le bac approche alors il faut des exercices pour un apprentissage rapide de la compétence en question.

 

  1. Harmoniser les notations entre professeurs: dans le cadre du contrôle continu, les notes obtenues au fil de l’année comptent pour beaucoup dans le passage du bac. Il faut donc s’assurer que le système de notation est égal et juste entre tous les professeurs. Ainsi, une fois les copies d’une classe corrigées, les deux professeurs de philosophie du lycée font une réunion d’harmonisation sur la base des statistiques délivrées dans Power Apps. Ils accèdent au nombre de copies corrigées par professeur sur un devoir, à la moyenne par professeur, à la médiane et à l’écart type. Puis ils comparent leurs statistiques et s’il existe des incohérences comme un gros écart dans la moyenne des copies corrigées d’un professeur à l’autre, ils prennent le temps de relire certaines copies.

 

 

Un déploiement simple, rapide et évolutif qui enthousiasme ses expérimentateurs

 

« Power Apps permet de créer une application sur-mesure sans être développeur » témoigne Eric Dronneau. Supporté par Microsoft et aidé sur le plan technique par Flavien Burel, un passionné de Power Apps rencontré sur les réseaux sociaux, le professeur de philosophie est allé très vite. D’abord en remplissant un tableau de données, une version usine de l’application est générée automatiquement. Ensuite il a fallu une quinzaine de jours pour effectuer des ajustements et obtenir une version de base prête à l’emploi. Puis l’application a évolué au fur et à mesure des besoins.

 

Les professeurs de philosophie ayant expérimenté cette Power Apps ainsi que les élèves en sont très satisfaits. « Avant on entendait « pourquoi j’ai cette note alors que mon voisin à plus » ou encore « monsieur qu’avez-vous écrit sur ma copie je n’arrive pas à lire ». Aujourd’hui c’est fini avec cette correction digitalisée » explique Eric Dronneau.

 

Et le professeur a encore plein d’idées pour optimiser cette expérience. Sur la forme, il souhaite la rendre plus claire, plus ludique avec par exemple un logo météo qui reflète la moyenne de l’élève (11 = nuageux) pour voir la météo s’éclaircir au fil des devoirs. Une autre amélioration consisterait à créer un espace élève. En effet aujourd’hui les élèves reçoivent la correction type du devoir ainsi que leurs trois exercices par mail. A l’avenir le professeur aimerait qu’ils aient aussi accès à une application pour retrouver ces informations ainsi que leur historique de compétences, une notification dès que le devoir est corrigé, mais aussi qu’ils puissent depuis cet espace faire des retours au professeur. Par exemple si l’élève n’a pas compris la correction, il pourrait cliquer sur une icône « bouée de secours » et le professeur saurait qu’il faut qu’il programme dans son agenda Outlook de lui faire un retour avant le prochain devoir. Et pour finir, Eric Dronneau voudrait lancer à la rentrée prochaine une nouvelle datavisualisation dans la Power Apps pour analyser les compétences qui ne sont pas assez bien maitrisées par l’ensemble de la classe et qu’il faudra retravailler collectivement. Ainsi, si plus de la moitié de la classe a « insuffisant » sur une compétence, le professeur pourra axer ses cours et exercices collectifs dessus.

 

 

Ces expérimentations ont pour but de faciliter toujours davantage le travail collaboratif entre professeurs et élèves, l’enseignement hybrides et l’accompagnement de chacun dans sa réussite au bac. Le digital a encore de beaux jours au sein du lycée qui fourmille déjà d’idées pour la suite.