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Directeur pédagogique et enseignant au Département d’Ingénierie Informatique Appliquée (DIIAGE) du Centre Universitaire Catholique de Bourgogne (CUCDB), professeur en BTS Services Informatique aux Organisations (SIO) au Lycée Saint-Bénigne de Dijon, Michel Girard est un utilisateur de longue date des solutions Microsoft, qu’il adopte aussi bien dans son travail que dans son environnement personnel. Dernier venu dans sa palette d’outils informatiques à usage pédagogique, Microsoft Teams a modifié en profondeur son approche de la collaboration avec ses collègues et avec ses élèves.

« Il y a eu ces dernières années une vraie accélération de la part de Microsoft envers l’éducation. On a vu apparaître toute une série de produits spécialement pensés ou adaptés pour l’éducation, alors qu’auparavant, les professeurs s’efforçaient d’importer les outils Microsoft « standards » en classe ».

Un exemple ?

« Office 365. Nous l’avons adopté au CUCDB dès sa sortie. Tous les membres de l’école ont un compte et toutes nos informations administratives et pédagogiques passent par Outlook, SharePoint, Word, Excel… Moi, ce qui m’intéresse pour mes cours, c’était OneNote, qui s’est tout de suite révélé très pratique. Puis Microsoft a proposé le complément « Bloc-notes pour la classe », et nous avons depuis un vrai outil pédagogique permettant de partager l’information avec les étudiants et de suivre leurs activités à la seconde près : l’enseignant a accès aux notes en temps réel pendant les cours, ce qui donne une lecture sur ce que l’étudiant comprend et permet d’intervenir en cas de besoin ».

C’est dans ce même esprit d’innovation que Michel Girard et une équipe de « pré-testeurs » (une dizaine d’enseignants sur un total de 120) ont essayé Microsoft Teams dès sa première version bêta publique. Essai gagnant : « nous avons tout de suite compris comment Teams allait nous permettre d’améliorer encore nos processus pédagogiques, explique Michel Girard. Avec Teams, on peut communiquer entre professeurs, entre étudiants, ou de prof à élève, mais toujours dans un cadre prédéfini. Chez nous, nous avons choisi d’axer les échanges toujours autour d’un cours, d’un projet, d’un TPE. Teams nous permet de recentrer la communication autour de l’action à entreprendre ».

Une organisation plus fine, plus concentrée

Concrètement, l’organisation retenue – la même à l’Université et au Lycée – est extrêmement simple : « nous avons créé des équipes – au sens Teams du terme – mixtes pour chaque classe, pour chaque discipline et pour chaque projet en cours. Nous avons aussi créé des équipes “organisationnelles”, qui permettent d’échanger sur les innovations ou les pratiques pédagogiques, et des équipes “étudiants”, par exemple pour le BDE », détaille Michel Girard.

L’intérêt de cette organisation est qu’elle permet de séparer les préoccupations : chaque sujet est discuté dans son propre espace, ce qui cadre les discussions et limite les possibilités de digressions. Elle rapproche également les participants : «  dans les faits, cela remplace une partie de la relation habituelle étudiant / professeur par la notion unique, plus large, mais aussi plus souple, de collaborateur », souligne le Responsable pédagogique.

Cela dit, Microsoft Teams ne remplace pas les autres outils Office 365 déjà  en place. « Teams est devenu le point d’accès central, un peu comme un dashboard ou une landing page, précise Michel Girard. Nous continuons d’utiliser OneNote, SharePoint, etc., mais, dorénavant, via Teams ».

« L’épreuve du feu » : le projet de fin de cycle

Côté formation, Michel Girard avoue y avoir eu très peu recours. « Les étudiants maîtrisent ces outils, ils savent ce qu’est le chat, ils n’hésitent pas à y recourir, analyse-t-il. Côté professeurs, c’est parfois un peu plus compliqué. La question n’est pas de les former aux outils, mais de les engager à transformer leur pédagogie, grâce aux outils. Car ces outils apportent plus qu’une simple transformation du papier en numérique, ils apportent de nouvelles méthodes ». De fait, ce sont les étudiants qui ont formé leurs professeurs : « nous avons organisé des sessions où les rôles étaient inversés,poursuit Michel Girard. Les étudiants expliquaient aux enseignants comment utiliser la plateforme, ce qui a débouché naturellement sur une démarche de co-construction des cours ! Ca a permis de changer le paradigme, d’aller presque subrepticement vers un travail collaboratif avec l’étudiant ».

Désormais utilisé au quotidien, Teams a vraiment été mis à l’épreuve du feu en 2017, lors du projet pratique que les étudiants doivent mener en fin de cycle. Etalé sur cinq semaines, ce projet est initié pour répondre au besoin d’une entreprise partenaire. Celle-ci fournit un cahier des charges, puis l’équipe pédagogique se réunit pour analyser les besoins (infrastructures, méthodes…) et les compétences nécessaires. Ensuite, une équipe est formée pour chaque volet identifié, composée d’enseignants, de représentants du client, d’experts, d’un chef de projet et d’étudiants. Les années précédentes, les équipes échangeaient à travers des mailings lists ou via la messagerie instantané. Cette année, Teams a permis à tout ce petit monde de collaborer plus efficacement sur le projet, chacun ayant le même niveau d’information et pouvant intervenir à tout instant dans l’espace commun de discussion.

Un succès qui conforte le choix de Michel Girard et l’incite à s’engager plus avant dans la communauté Microsoft éducation : Expert MIE, Michel Girard y voit l’occasion « de rencontrer d’autres enseignants, d’agréger de la connaissance et, en tant qu’utilisateur, de me rapprocher de l’éditeur – “ un point extrêmement important à mes yeux, notamment pour les enseignants ».

« Teams remplace une partie de la relation habituelle étudiant / professeur par la notion unique, plus large, mais aussi plus souple, de collaborateur »

Michel Girard, Directeur pédagogique et enseignant