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L’école de demain se construit… avec (et dans) Minecraft Édition Éducation

Professeur de technologie au collège « Les Allières » de Saint-Pierre-le-Moûtier (58), David Plumel utilise le jeu vidéo Minecraft en classes de 5ème et de 3ème. Objectifs : faire émerger de nouvelles pratiques pédagogiques fondées sur un meilleur investissement des élèves. Et ça marche !

« Quand j’ai imaginé mon projet, j’en ai tout naturellement parlé aux élèves. Tous connaissaient Minecraft ! 90 % y avaient déjà joué et 40 % le possédaient à la maison, installé sur leur ordinateur ! ». Lui-même joueur invétéré, David Plumel savait qu’il misait sur le bon cheval en choisissant Minecraft comme support de cours.

DP

Pour autant, hors de question d’introduire le jeu vidéo en classe sans un véritable projet pédagogique à soutenir. Celui de David Plumel est global : « Minecraft est un « bac à sable » extraordinaire, s’enthousiasme l’enseignant. « Il n’y a aucune limite à ce que l’on peut faire avec, ou plutôt, la seule limite, c’est l’imagination. De fait, il est aisé de le raccrocher à quasiment tous les sujets du programme ». L’enseignant a ainsi transposé 90 % du programme de technologie de 5ème dans le jeu. Puis, en collaboration avec ses collègues professeurs de français, de SVT et d’Anglais, il a développé des passerelles vers ces matières. « Nous leur faisons construire un jeu d’aventure, détaille-t-il. Le thème est en lien avec le cours de SVT de Mme Deit : c’est le développement durable. En cours de Français avec Mme Bruneau, ils vont imaginer l’histoire, écrire le scénario, inventer des énigmes… Pour les langues, nous avons introduit un principe : tous les échanges dans le jeu doivent se faire en Anglais, les sujets et le vocabulaire étant vus pendant ce cours. Enfin, pendant le cours de technologie, nous allons réfléchir aux matériaux de construction, à la pollution et aux énergies ».

Bénéfices pédagogiques immédiats

Bien sûr, l’introduction de Minecraft en classe a demandé quelques aménagements. « Je ne suis pas sciemment entré dans une logique de « classe inversée », prévient David Plumel, même si mon dispositif s’en approche. J’ai d’abord réorganisé la classe, qui est passée d’une classe frontale à une classe en îlots de 3 ou 4 élèves, avec un ordinateur par groupe. Je donne les consignes en début de cours, ça prend à peu près dix minutes, puis les élèves travaillent en autonomie. Je suis toujours là pour les aider ou pour les renseigner, mais je les incite à se poser des questions entre eux, à s’entraider. Bref, je fais en sorte qu’ils deviennent un peu plus acteurs de leur apprentissage. Pour moi, ce sont eux les maîtres d’œuvre du projet ».

maison

Une stratégie qui fonctionne : « parce qu’ils considèrent Minecraft comme un jeu plutôt que comme un outil de travail, les élèves – les filles comme les garçons, d’ailleurs – sont nettement plus motivés en classe, observe David Plumel. Je ne saurais dire si leurs résultats généraux sont meilleurs, mais en tout cas, ce regain de motivation est déjà une énorme satisfaction, tant pour nous, les enseignants, que pour les parents ». Des parents qui, d’abord étonnés, sont finalement conquis par le projet. « Je pense que les premières réticences étaient dues à une méconnaissance du jeu et de ce qu’il pouvait apporter, analyse David Plumel. Aujourd’hui, je n’ai plus aucune remontée négative, plus aucune question ».

Édition Éducation : le meilleur reste à venir

Primé lors du 9ème Forum des enseignants innovants, fin novembre 2016, David Plumel continue de faire vivre et de développer son projet : « je suis en lien avec d’autres enseignants en France et à l’étranger, nous confrontons nos idées, nous échangeons des réalisations dans Minecraft… Pour des raisons de sécurité propres à chaque établissement, il n’est pas encore possible de connecter plusieurs classes sur un serveur de jeu commun, mais nous y travaillons », relate-t-il.

David s’est également investi dans le projet Flanders Lane, un projet ambitieux de ville virtuelle initié au Lycée des Flandres d’Hazebrouck (59). Et il évalue déjà la toute nouvelle Édition Éducation de Minecraft, une version spécialement pensée pour l’école, sortie en France en novembre 2016. Parmi les points forts de cette édition, la possibilité pour la classe entière de se retrouver dans le jeu sans avoir besoin de se connecter à un serveur extérieur (les accès sont sécurisés) ; le mode Classe, qui offre à l’enseignant une vue globale sur le monde du jeu et lui permet de voir ce que chaque élève fait, d’interagir rapidement avec les avatars de chacun et de chatter avec les élèves ; ou encore la mise à disposition par Microsoft de « leçons » (des mini-scénarios thématiques ciblant des matières et des tranches d’âge spécifiques) à intégrer au jeu.

De quoi mettre aisément et rapidement en pratique toutes les idées de David Plumel ! Car s’il est vrai que la seule limite à Minecraft est l’imagination, alors ses élèves peuvent être confiants pour l’avenir : leur professeur n’en manque pas.

chateau

Retrouvez David Plumel:

Sur Twitter: @P7i7Plum3

Sur YouTube: https://www.youtube.com/ channel/UC8XYqZonUbfA8jozCnVV20Q

Plus d’informations sur toutes les ressources disponibles sur Minecraft Education Edition sur notre brochure et sur le site !