Vous avez un projet ?

Contactez-nous
Recherche

La plus ancienne école de commerce du monde, dorénavant orientée business school internationale, a décidé d’inclure dans son programme de formation des futurs managers une unité de valeur autour de la programmation. 600 étudiants à Paris, Madrid et Turin disposent d’une machine virtuelle dans le Cloud Azure de Microsoft pour accéder à un environnement de développement Java à tout instant et en tout lieu.

Témoignage de Yannick Meiller, docteur en informatique et en intelligence artificielle au sein de l’ESCP Europe.

« Le coding n’est pas un gadget, c’est normal pour un manager d’avoir cette culture-là ! ». Non, l’ESCP Europe ne s’est pas muée en école d’ingénieurs. Mais Yannick Meiller, docteur en informatique et en intelligence artificielle, à l’origine des cours de coding mis en place pour la seconde année consécutive, n’en démord pas : « nous sommes en pleine transformation numérique et les managers de haut niveau que nous formons vont être amenés à inventer et à gérer l’économie de demain. Leur donner un autre niveau d’expérience que celle de l’utilisateur, leur montrer comment ça marche de l’intérieur, leur donner la mesure du potentiel et des contraintes, donc du fonctionnement de l’écosystème, est essentiel. De plus, il y a un véritable lien avec le cœur de notre enseignement, car au final, les problèmes algorithmiques sont assez proches des problèmes d’organisation »

Le programme, d’une trentaine d’heures dans l’année, s’articule autour du langage Java. « Java reste le langage de programmation le plus utilisé au monde, explique l’enseignant. Il dispose de toutes les caractéristiques qui aideront les élèves à appréhender les rouages de la programmation : il est multiplateforme, orienté objet, et des milliers de bibliothèques, open-source ou non, sont disponibles en ligne ».

Le Cloud pour la simplicité…

Première étape de la mise en place de cette formation : donner aux élèves accès à un environnement de développement adéquat.

L’alternative était simple : l’école pouvait soit utiliser un interpréteur Java en ligne – il en existe plusieurs, tels Browxy.com ou Compilejava.net – soit s’orienter vers un IDE (integrated development environment) complet.

L’inconvénient des plateformes online est qu’elles s’adressent à un public de connaisseurs : leur ergonomie et leur facilité d’utilisation ne sont pas adaptées à des élèves de business school. C’est donc bien la solution de l’IDE qui a été retenue, en l’occurrence Android Studio, la plateforme de développement pour mobile éditée par Google.

Mais là encore, hors de question de demander à chaque élève d’installer cette (très lourde) application sur son ordinateur : l’ESCP Europe ne pouvait pas accompagner – et encore moins dépanner, ce qui aurait été inévitable – près de 600 élèves !

La solution à ce nouveau dilemme est venue du Cloud. Aidée par le partenaire Exaduo, l’école a défini une machine-étalon renfermant le système d’exploitation Windows et sur laquelle Android Studio était préinstallé. Une fois cet étalon validé, il a servi de master pour créer à la volée les 600 machines virtuelles nécessaires. Ainsi, « chaque utilisateur accède à son environnement personnel dans le Cloud, confirme Yannick Meiller. Il s’y connecte en début de cours mais aussi depuis chez lui, pour les travaux pratiques par exemple. Il y retrouve son environnement propre, avec ses réglages, ses travaux en cours, etc. ». C’est comme si l’école lui offrait un second ordinateur, toujours disponible et accessible quel que soit l’appareil utilisé – PC, Mac, tablette… – pour s’y connecter !

Azure pour la performance et la fiabilité

Quand le principe de la machine virtuelle dans le Cloud a été adopté, l’école a dû choisir le fournisseur adéquat. « Ç’a été très simple, balaie Yannick Meiller : Microsoft est l’un des rares éditeurs Cloud à offrir toute la panoplie de services dont nous avions besoin ! De plus, le service informatique de l’école travaillait déjà avec Microsoft sur d’autres sujets, et une relation de confiance était déjà établie ».

Mené à bien par Exaduo, le projet imposait notamment une connexion aisée et rapide aux machines virtuelles. « Nous savions que connecter plusieurs centaines d’élèves en même temps sur les serveurs de Microsoft créerait forcément un pic de consommation difficile à absorber, explique l’enseignant. Et il nous était évidemment impossible d’attendre 30 minutes à chaque début de cours que toutes les machines virtuelles aient démarré ! Avec la solution mise en place par Exaduo, chaque machine est prête en moins de 3 minutes ! ».

Autre contrainte : éviter que les machines virtuelles, qui sont facturées à l’utilisation, ne tournent « dans le vide ». Pour s’en assurer, Exaduo a développé une série de garde-fous afin de vérifier que les machines allumées sont effectivement utilisées. Dans le cas contraire, elles s’éteignent automatiquement.

Des étudiants globalement conquis

Si quelques élèves ont été surpris par ce cours de code, la majorité a compris sa pertinence et utilise les machines virtuelles à bon escient. C’est une première victoire pour Yannick Meiller, qui entend bien pérenniser ce cours hors du commun à l’ESCP Europe. « Nous avons d’ores et déjà éliminé les difficultés techniques rencontrées l’année dernière. Il reste encore un peu de travail, notamment pour nous donner plus d’outils sur la partie administration, mais je sais que nous avons choisi à la fois la meilleure solution et les meilleurs fournisseurs pour atteindre nos objectifs », conclut-t-il.