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Créé en 1930, le Lycée Philippine Duchesne – ITEC Boisfleury compte 1500 élèves, qu’il forme de la seconde à la licence. L’école propose des filières générales, technologiques, professionnelles et un enseignement supérieur avec des classes préparatoires aux grandes écoles, des BTS et des licences.

 

L’établissement prône des valeurs de respect, bienveillance, honnêteté, travail, liberté et responsabilité. « Nous souhaitons proposer un parcours de réussite pour chacun, accompagner nos élèves vers leur excellence » explique Philippe Graff, Directeur Adjoint de l’établissement.

 

Et pour proposer la meilleure expérience d’apprentissage qu’il soit à ses élèves, l’école innove sans cesse. « Le cours magistral n’existe plus depuis longtemps dans nos équipes. La classe inversée ou les petits groupes de travail montre que le modèle évolue et le numérique est très facilitant » témoigne Philippe Graff.

Une organisation apprenante pour accompagner le changement

 

En effet, depuis 2 ans le numérique a significativement émergé et chaque professeur s’est mis à utiliser des solutions différentes pour échanger avec ses élèves. Philippe Graff raconte la difficulté rencontrée et la nécessité de trouver une solution commune à tous : « Nous avons constaté ainsi qu’un étudiant qui avait 10 professeurs pouvait se retrouver face à 10 solutions numériques à maitriser (groupe WhatsApp, Snapchat …). Cela les mettait en difficulté. Nous nous sommes donc recentrés sur les solutions Microsoft pour ne garder qu’un seul environnement de travail, visant à faciliter l’accès des élèves au savoir et le travail des professeurs ».

 

Pour infuser cette transformation, le lycée a mis au point l’an dernier une « organisation apprenante » avec Education Digitale, un partenaire de formation Microsoft Education.

 

D’abord, un groupe de 6 professeurs, représentant chaque filière, a été créé comme interface entre la direction et le terrain. « On attend de ce groupe qu’il soit force de réflexion et de proposition pour l’implémentation de nouveaux usages numériques » exprime Philippe Graff.

Ensuite, lors de ses journées pédagogiques à destination des enseignants, l’établissement rend accessible les pratiques numériques pour tous. « C’est l’occasion de faire en sorte que les bonnes pratiques sortent de la salle des professeurs. L’idée est donc de monter différents ateliers, animés par un groupe de 20 « pilotes ». Ces pilotes sont des enseignants plus experts du numérique et en capacité d’expérimenter des solutions, puis de décider s’il y a une utilité à les généraliser à tout l’établissement. Les enseignants choisissent ainsi les ateliers auxquels ils participent pour s’inspirer et mettre en place ensuite de nouvelles façons de collaborer avec leurs élèves » relate Philippe Graff.

 

Une autre initiative intéressante est le lancement d’e-book sur une pratique en particulier, le dernier concernant la visioconférence. « La volonté n’est pas tant de former techniquement à comment faire une visioconférence mais d’avoir un recueil de bonnes pratiques sur comment l’animer. Pendant le confinement les professeurs l’ont expérimenté et il s’agissait d’avoir un recueil numérique sur leurs retours d’expérience en termes de format, de durée, de mode collaboratif avec les étudiants » témoigne Wilfried Hubineau, enseignant BTS communication et digitalisation.

 

Mais cette organisation apprenante n’est pas seulement centrée sur les professeurs. Si la prise en main des outils semble plus intuitive pour les élèves, l’expérience a révélé qu’ils avaient tout de même besoin d’être accompagnés. « On s’est rendu compte au bout d’une année d’expérimentation de OneNote et Office 365 qu’utiliser de manière professionnelle un outil numérique ça s’apprend et que nous avions la nécessité de former les élèves » dit Wilfried Hubineau.

 

OneNote Class Notebook, d’une collaboration entre professeurs et élèves facilitée à de nouvelles expériences d’apprentissage

 

Class Notebook est utilisé par tous les professeurs et les étudiants de l’établissement pour éviter la multi-canalité. La centralisation des cours s’effectue dans les trois espaces que l’outil met à disposition : la bibliothèque de contenus, l’espace collaboratif entre enseignants et élèves, l’espace personnel pour chaque apprenant. « On gagne en productivité, c’est un outil apprécié par l’ensemble de mes collègues qui le trouvent pratique et qui d’une année à l’autre peuvent repartir d’une base de cours existante en l’améliorant, tout en conservant un historique » explique Wilfried Hubineau.

 

Les usages de Class Notebook au sein du lycée sont nombreux :

 

  • Correction des devoirs: munit de sa tablette à stylet, le professeur corrige directement le devoir dans l’espace personnel de l’élève.
  • Feedback immédiat sur un oral : l’enseignant partage son retour sur l’oral d’un étudiant juste après celui-ci, pour que l’étudiant en question puisse avoir immédiatement une idée de sa prestation. Pour se faire, l’enseignant inscrit ses notes au stylet dans l’espace personnel de l’élève ou y insère un enregistrement MP3.
  • Partage de fichiers multimédias qui facilitent la compréhension du cours: pour mieux faire comprendre une notion clé, les professeurs utilisent tout type de fichiers tels que des vidéos Microsoft Stream (un site de partage de vidéos interne) ou encore des questionnaires Microsoft Forms. « L’utilisation de Forms s’est démultipliée pour faire remplir un questionnaire sur les points clés à retenir. L’enseignant a ainsi un premier aperçu immédiat sur l’assimilation de son cours » témoigne Wilfried Hubineau. « Flipgrid est aussi très apprécié des professeurs de langue. Les élèves se filment avec leur téléphone pour un exposé et l’enseignant récupère toutes les vidéos au même endroit. C’est très facile » complète Philippe Graff.
  • Réception et notation d’un examen: avec la fonctionnalité « devoir » de OneNote Class Notebook, les élèves doivent travailler leur examen en un temps imparti. Et grâce à l’application Microsoft Office Lens, les professeurs scannent les copies des élèves et les notent en direct dans OneNote.

 

Si OneNote améliore le quotidien de tous, certains professeurs comme Wilfried Hubineau vont encore plus loin et détournent les fonctionnalités de l’outil pour faire vire aux élèves de nouvelles expériences d’apprentissage. « J’ai par exemple demandé à mes BTS communication de me pitcher leur projet en vidéo via Microsoft Stream et en utilisant le lecteur immersif comme un prompteur ».

 

Wilfried Hubineau et ses collègues se sont également lancés dans la création d’un escape game via OneNote pour accueillir les nouveaux étudiants lors de cette rentrée. « L’idée était que les nouveaux découvrent un peu l’environnement numérique qu’ils utiliseraient à l’école. Nous avons structuré un OneNote pour présenter un à un tous les BTS. Chaque équipe de BTS a imaginé une énigme et il fallait la résoudre pour passer à la suivante dans un temps limité ».

 

Le Lycée Philippine Duchesne se laisse 2 ans pour que l’ensemble des professeurs manient parfaitement OneNote avant de généraliser d’autres solutions comme Microsoft Teams.

 

Une expérimentation de Teams qui présente déjà 80% de taux de satisfaction

 

Si Microsoft Teams n’est pas encore généralisé au sein de l’établissement, sa phase d’expérimentation est bien lancée. A l’annonce du confinement, le lycée a souhaité utiliser l’outil pour sa fonctionnalité de visioconférence. 3 664 visioconférences ont été réalisées dont les conseils de classe. Les professeurs ont également créé des groupes de discussion entre eux.

 

« Quelques collègues continuent vivement à l’explorer pour le développer à d’autres usages et faciliter la collaboration entre élèves et professeurs. Pour ma part, je l’expérimente avec ma classe de BTS communication. J’ai d’abord testé le plan de travail, c’est-à-dire la construction d’un parcours d’apprentissage d’un onglet à l’autre de Teams. Ils ont ainsi une autonomie et moi j’interviens s’il y a des points de blocage à l’utilisation des différentes applications que je mets dans Teams (accès à un PDF, à un document interactif, à une vidéo, à un sondage Forms, à un Flipgrid). Je ne suis plus là pour délivrer le savoir de manière unilatérale mais pour leur faire suivre un parcours interactif d’apprentissage. On sent déjà que la prise en main est naturelle pour les élèves qui créent des groupes de travail entre eux » explique Wilfried Hubineau.

 

Un projet mené entre autres sur Teams est même devenu pérenne. Il s’agit de la reproduction d’un call center. « Avec Teams, OneNote et Forms, nous avons monté un simulateur de call center. Il fédère 5 équipes de téléopérateurs managés par des superviseurs et 5 équipes de clients qui appellent leur téléconseiller sur des demandes spécifiques. Les outils ont permis aux étudiants d’être véritablement immergés dans le monde professionnel et d’acquérir des compétences. Nous gardons ce format maintenant chaque année car sans s’en rendre compte, les étudiants développent des acquis en accord avec leur cursus tels que la réception d’un appel entrant, la gestion d’objections clients, le management d’équipe … » témoigne Wilfried Hubineau. « Ce call center mobilise plusieurs enseignants et met en mouvement des équipes autour d’un projet transdisciplinaire » complète Philippe Graff.

 

 

Fort de cette transformation numérique gagnante, le lycée entrevoit une multitude de nouvelles perspectives. L’intégration du cahier de texte au sein d’Office 365par exemple à l’étude. Cet outil demandé par l’éducation nationale, permet aux professeurs d’expliquer ce qu’ils font chaque semaine. « Le confinement nous a fait gagner 2 ans par rapport à nos projets de développement. Nous étions opérationnels directement à son annonce. Alors tous les professeurs qui pouvaient être sceptiques ont bien compris l’enjeu d’être formés et leur chance d’être équipés de tablette » conclue Philippe Graff.